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Le 196 numéro d’urgence, oui ! Mais…

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Secours en merVoici un récit personnel que nous a envoyé Dominique, l’un de nos fidèle membres et responsable de notre partenariat avec Grand Largue. Dominique a décidé de nous parler du numéro 196, numéro d’urgence du sauvetage en mer. Un numéro à garder en mémoire mais qui en aucun cas ne devra su substituer à l’emport d’une VHF Marine.

On vous explique pourquoi.

 

Le 196 numéro d’urgence du sauvetage en mer

Il me prit l’envie d’en savoir plus sur ce numéro d’urgence que tout un chacun interprète et parfois préconise de diverses manières sans, pour beaucoup et moi le premier, en connaître les vrais capacités.

Un doute concernant la réelle efficacité de ce numéro ayant déjà fleuri dans mon esprit lorsque, dans le courant de l’ été 2017, après avoir répondu à une demande d’assistance du Cross Corsen diffusée sur le canal 16 VHF, un semi-rigide de six mètres en panne moteur dans le secteur du phare de Chassiron ile d’Oléron,  demandait une remorque  pour rentrer au port de Saint Denis d’Oléron.

Nous avons, mon épouse et moi même, tourné sur zone pendant plus d’une heure sans voir ni trouver  quiconque. Pourtant les indications du Cross concernaient bien la zone où nous étions en patrouille,  jusque au moment où le Cross nous redonna notre liberté de manœuvre, nous sommes donc rentrés, nous aussi au port le plus proche qui était celui de Saint Denis.

Secours en mer 1

Là nous avons appris que le bateau en demande d’assistance se trouvait en fait dans le secteur de la Brée, et que le skipper de ce semi rigide avait fait sa demande par le biais de son téléphone portable ne disposant apparemment pas de VHF marine.

Une autre situation de secours en mer,  elle beaucoup plus grave puisque concernant la vie d’un homme perdu en mer et de quatre autres personnes à bord d’un bateau dont ils n’avaient pas la maitrise, engagea  de lourds moyen pour  trouver à la fois le skipper  passé par dessus bord mais aussi les passagers du bateau pris de panique devant la situation.

Il est bien précisé dans l’article que l ‘alerte fut donnée là aussi par le biais d’un téléphone portable.

Extrait de l’article de corse Net Info en date du 9 Septembre 2017 [1]

« Les plaisanciers dans l’incapacité de donner leur position précise
Au moment des faits, cinq personnes, des vacanciers se trouvaient à bord de l’embarcation, jusqu’à ce que le pilote, Didier Marchand, 60 ans, ne prenne une vague et se retrouve éjecté par dessus bord.
Paniquées, les 4 autres personnes ont réussi tant bien que mal à couper le moteur et à donner l’alerte par téléphone portable.

Malheureusement pour eux, ils étaient dans l’incapacité  de donner leur position précise, ce qui n’allait pas faciliter les recherches »  

A la lecture de cet article, mon incompréhension et surtout ma curiosité me poussent donc à mener ma petite enquête concernant les réelles capacités de ce  fameux numéro qu’est le 196.

Qu’est ce que le 196 sur le plan technique.

Il est très souvent présenté comme le numéro d’urgence que chaque plaisancier doit connaître, voire utiliser en lieu et place de la VHF. Il est présenté par certains comme un numéro d’urgence permettant une géo-localisation immédiate et extrêmement rapide de l’appelant.

Voyons cela :

1° : Numéro d’urgence.

Ce qui pouvait déjà  être lu sur ce projet  dans le courant de l’année 2014[2]

« Le 16 16 était depuis 2004 un numéro permettant de signaler un événement maritime au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS), pour donner l’alerte. C’est terminé : depuis la saison estivale 2011, la seule solution pour donner l’alerte par téléphone pour des personnes en difficulté en mer est d’appeler le 112, notamment depuis la terre ferme.

En mer, c’est le canal 16 de la VHF marine qui est le moyen le plus approprié pour donner l’alerte et communiquer avec les sauveteurs. 

Toutefois à l’usage ce report de l’alerte sur le 112 s’avère mal adapté. En effet, si 60 % des appels de détresse sont bien lancés depuis la mer par la VHF, le reste est effectué par téléphone portable, notamment par les plaisanciers les moins aguerris. Or le report du 112 vers les CROSS allonge la chaîne de l’alerte et retarde les interventions. Pour y remédier, la Direction des affaires maritimes a décidé de créer un nouveau numéro d’appel d’urgence, le 196, qui aura pour caractéristique d’aboutir directement au CROSS concerné et d’avoir les mêmes caractéristiques de priorité sur les réseaux téléphoniques qu’un appel d’urgence au 112.

Ce nouveau numéro devrait entrer en service avant la fin 2014]. Néanmoins il est rappelé que, si tant le 196 que la VHF permettront de joindre le CROSS, la VHF marine doit toujours être préférée car elle permet de joindre les navires sur zone ainsi que la vedette SNSM ou l’hélicoptère, contrairement au mobile. La réglementation de la sécurité nautique pourrait d’ailleurs évoluer pour inciter les plaisanciers à utiliser la VHF plutôt que le mobile » 

Le 196 fut crée et incorporé à la liste des numéros d’urgence dans le courant du mois d’aout 2015,[3] ce qui en fait un numéro gratuit.

En effet  l’appel tout comme le temps de communication  ne peut pas vous être facturé par  votre opérateur, il n’est pas non plus facturé à son destinataire.[4]

Mais déjà une lacune apparaît, le 196, contrairement à ses confrères (le 112 par exemple qui lui gère les urgences à terre), ne peut pas être utilisé à partir d’un téléphone dont le forfait serait épuisé, ou d’un appareil dépourvu de carte Sim ou verrouillé par un mot de passe que vous pourriez ignorer[5].

Vous pouvez sans crainte en faire l’essai en éteignant votre portable, en le rallumant et en essayant de joindre le 196, cela sans avoir  préalablement déverrouillé votre carte sim. (il ne se passera rien )

De numéro d’urgence il n’en à donc pas toutes les facultés technique, il apparaît plus comme un numéro court dédié spécifiquement au Cross.

2° :  Géo localisation.

Le 196 est très souvent présenté comme un numéro permettant la géo localisation immédiatement et sans  délai  de l’appelant.

Vaste fake que cette croyance qui se propage et perdure, entretenue par certains sur le net et sur des sites tels que des forums ou réseau sociaux, que de vouloir affirmer qu’un téléphone portable à partir du moment ou il est allumé en veille ou qu’il émette ou reçoive un appel puisse être géo localisé

Extrait d’un des nombreux articles sur le sujet que l’ont peut trouvez sur le net

« Localiser n’importe quel portable ? Technologiquement : NON

Dans n’importe quelle série américaine, la géo-localisation d’un téléphone mobile est immédiate, précise et permet de suivre sur un (grand) écran au mètre près l’utilisateur se déplaçant. La réalité est tout autre.

Aux Etats-Unis, les opérateurs téléphoniques ont l’obligation légale de fournir aux services d’urgence (911) l’identité et la position de l’appelant. Dans un premier temps, cette localisation était simplement déterminée à partir de l’antenne GSM la plus proche (dont la position est connue). Puis, depuis septembre 2012, tous les appels doivent être géo localisables à moins de 300 mètres près en moins de 6 minutes.

Un rapport publié en juillet 2014 révèle néanmoins qu’à Washington (DC), 90% des appels aux services d’urgence n’ont pas une précision de localisation suffisante pour être utiles aux services d’urgence. La principale raison tient à l’utilisation du GPS interne du téléphone de l’appelant pour déterminer sa position, ce qui, en environnement urbain, donne de mauvais résultats. Le rapport peut être extrapolé à un contexte européen, les modèles de téléphones (et donc GPS internes) étant les mêmes des deux côtés de l’Atlantique.

Peut-on localiser n’importe quel portable ? La réponse est technologiquement ‘non’ : dans 90% des cas, en utilisant simplement le GPS interne du téléphone ou le réseau de l’opérateur, le résultat est plus qu’approximatif, de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres. » [6]

Certains nous diront “oui mais le tracking ?” :

« Solutions pour localiser le téléphone en cas de vol

Ces solutions permettent la localisation de l’appareil sur demande

Les opérateurs français se sont quasiment tous retirés de ce type d’activité (arrêtée par Orange en 2013), tandis que les fabricants de téléphones intègrent maintenant ces fonctions en standard : Samsung avec FindMyMobile, Apple avec iCloud, pour prendre les deux principaux fabricants de smartphones.

Le principe est simple. Dans les paramètres de l’appareil, l’utilisateur autorise préalablement la localisation et le contrôle de l’appareil [7]: dans les options de Sécurité sur Samsung, dans iCloud sur iPhone. En se connectant sur un PC, sur son compte Samsung / iCloud, il est ensuite possible de localiser le téléphone.

 Peut-on dès lors localiser un collaborateur à son insu ? La réponse est ‘non’ pour deux raisons  la localisation nécessite l’activation de paramètres sur le téléphone (ce qui est donc clairement visible) et de se connecter au compte utilisateur du téléphone (Samsung / iCloud). »[8]

Si il est toutefois possible de traquer un téléphone, il faut donc pour cela que le terminal concerné soit équipé de l’application qui le permette, que le téléphone  soit en permanence connecté au net afin de pouvoir se localiser a l’aide de son GPS intégré, car contrairement à nos GPS marine lecteur de carte qui eux ont une carte disponible en toutes circonstances, tout comme ceux qui équipent aussi  nos voitures,  nos portables n’ont pas eux de carte intégrée, il leur faut donc avoir accès en permanence a une carte du style Google Maps et donc a une certaine  valeur de qualité de  réseau  Wifi  pour pouvoir indiquer sa situation à un instant défini.

Faut-il encore pour cela  qu’il dispose de l’application ad-hoc pour transmettre sa position quand on lui demande et vers qui lui demande, en sachant que n’importe qui ne pourra pas obtenir l’information puisque il lui faudra un identifiant voire un code pour valider cette démarche et autoriser la réponse du terminal  vers le demandeur.

Je passe volontairement sur le fait que bon nombre d’utilisateurs de GSM ignorent même jusque la possibilité d’activer ou de désactiver les fonctions données mobiles ou wifi de leurs terminaux GSM (fonction très souvent coupée par mesure d’économie d’autonomie batterie ou financière vis à vis de leur forfait) ou plus simplement pour ne pas être importuné par d’incessantes mises à jour.

Pour faire court sur ce sujet, vous trouverez  également dans les documents  joints une information plus que concrète sur ce thème, cela s’intitule la localisation GNSS mais faut il encore  disposer du réseau de son fournisseur d’accès [9]

Donc là aussi  la conclusion  nous amène à préciser que si la géo localisation d’un téléphone  portable  est envisageable, celle-ci  ne  peut être possible que si celui ci est équipé de l’application qui le lui permet et cela uniquement vers une personne ou un service préalablement défini  disposant des droits d’accès a cette fonction. Donc nullement  accessible à  un service fut il  d’urgence ou à une  autre entité qui n’aura pas préalablement obtenue  l’autorisation de l’abonné ou de l’utilisateur du  terminal.

Quelques éléments complémentaires  sur ce site a peut près honnête dans ses propos 5

Ou dans cette vidéo très claire et professionnel  sur les possibilités actuelle de cette technique[10]

 

3 °  La localisation par le biais des antennes GSM

Vaste sujet s’il en est !  L’imagination de bien des gens et l’aide des séries télévisées ont aidé à toutes les croyances, secondées dans ce sens par bon nombre de sites plus ou moins credible, qui vous asséneront par force de persuasion tout et son contraire dans ce domaine.

N’étant pas  technicien dans le domaine je ne m’étendrai pas plus sur cette technologie qui si elle est  bien sûr utilisable présente bien des lacunes faciles à deviner.

Il apparaît qu’une antenne relais couvre une zone qui lu i est propre cette zone s’appelle une  « cellule »

« Chaque antenne-relais couvre une zone géographique bien délimitée appelée « cellule ». Elle a une capacité limitée. Au-delà, elle est saturée et les communications ne passent plus. La capacité varie en fonction de la technologie (2G, 3G ou 4G) et des équipements radio installés. En 2G, elle est limitée à environ 60 appels téléphoniques simultanés.

Lorsque vous téléphonez en vous déplaçant, vous pouvez sortir d’une cellule pour entrer dans une autre. Votre téléphone mobile gère automatiquement le changement d’antennes-relais sans que votre communication soit interrompue. »[11]

Il apparaît que si cette antenne détecte la présence de votre terminal dans sa zone de couverture votre téléphone peut  donc être localisé,  oui !  Mais dans une zone de plusieurs kilomètres carré qui correspondent à la surface que cette antenne couvre.

Secours en mer 2

Source :  https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00981583/document

Si elle peut donner une indication fiable de distance,  par rapport à sa propre position, elle ne peut en aucun cas donner une indication du type direction cardinal par exemple, et encore moins un point GPS,  l’information ne présente  donc aucun intérêt dans cette situation.

Sauf de savoir que le GSM se trouve à quatre kilomètres de l’antenne, oui mais dans quelle direction ? On peut  aussi considérer qu’une antenne ne couvre pas à elle seul 180° d’une surface, il sera donc possible d‘avoir une approximation quant à une orientation cardinale dans son secteur  géographique, qui restera assez  floue tout de même.

Il nous faudra  donc une seconde antenne qui elle aussi pourra  capter  le signal du GMS, et ainsi indiquer, elle aussi une distance par rapport à son propre point, nous venons de réduire la zone de possible position du GSM  puisque il ce trouve dans un secteur ou les «  cellules » respective des deux antennes  se chevauchent.

Mais cette surface  reste encore très vaste et ne permet pas  à coup sûr de trouver un GMS sur le terrain.

Une  troisième antenne serait  la bienvenue !  Puisque si le GSM se trouve dans une zone de recouvrement qui inclus les cellules de trois antennes  simultanément, suivant les distance indiquées par les trois antennes  la position du GSM va devenir  de plus en plus  fiable la zone géographique  de recouvrement des trois cellules simultanément étant  de plus en plus en plus restreinte.

Secours en mer 3

Source :   https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00981583/document

Il est facile de comprendre sur le schéma ci dessus, que si M se déplace  vers l’Est ou le sud Est ( le nord étant en haut par défaut )   il sortira des surfaces couvertes par les   Ref 1 et Ref 2   pour ne plus être que dans le champ de couverture ( cellule ) de Ref3   son positionnement  n’aura donc plus qu’une valeur très limité et inexploitable dans le cas d’un secours

Il  faut donc a minima trois antennes pour avoir une chance de localiser  approximativement un point émetteur  tel que votre portable, mais ceci ne sera jamais  pour autant une vraie position GPS tout au plus un secteur géographique plus où moins vaste à quadriller.

L’exemple de ce schéma étant la meilleur situation possible permettant de  limiter la surface de prospection.

Cette technique de recherche est facilitée en zone urbaine et intra muros par la multiplication des antennes  leur recouvrement et la réduction de la surfaces de leur cellule. Plus il y aura d’antennes  plus  la précision concernant la zone de présence probable  en sera réduite

Mais n’oublions pas, qu’il n’y  a pas encore du moins  à ma connaissance d’antenne  relais GSM  en mer sur des bouées  disséminées en mer, cela même en zone littorale, il manquera  donc rapidement l’une des trois référence.

Contrairement à un zone urbaine, la mer où nous évoluons, nous plaisanciers, même si cette  espace se trouve près des côtes,  il n’y à pas de nom de rue, pas de numéro d’immeuble,  pas  de panneau ou de  rond point, de poteaux indicateurs et encore moins d’arrêt de bus,  type informations décrites ou pouvant être indiquer par l’appelant ( le requérant )  qui pourrait aider les services d’intervention dan leur action.

Vous avez tous comme moi connu des situations où le moindre petit  brouillard, la moindre petite ondée ou brume  d’été vous coupe rapidement de tous repères  et peu aussi rapidement  vous cacher à la vue  des autres  usagés.

Je ne parle pas de l’état de la mer qui en se dégradant peu vous cacher a la vue d’un bateau  qui vous serait très proche  cela juste par le creux des vagues, nos embarcations ne sont pas des paquebots de plusieurs mètres de haut.

Autant il sera facile si vous êtes à terre  d’expliquer  par téléphone  au secours avec qui vous communiqué, le numéro de la rue, le carrefour, ou le point remarquable, façade et enseigne,  ou monument par exemple,  ou vous vous situez.

Dès  que  vous êtes en mer cela ce complique, et se trouvera d’autant plus difficile de part le stress engendré par la situation, le manque évident de repères physiques,  de l’état éventuel  de la mer à cet instant,  etc

Vous vous voyez indiquer aux sauveteurs de tourner au troisième crabe  à gauche, en leur disant qu’ils vous trouveront à cote de la méduse bleu, le long du banc  de maquereaux sur la droite  ……………………..

Quels sont donc  les moyens de nos services de secours en mer ?

Ont-ils accès immédiat à la localisation de nos GSM lors d’un  appel de détresse ou de danger imminent ?

La réponse est non !!  Nous venons de le voir et de le démontrer !!

Les services du Cross sont  donc habilités de par leurs fonctions de service de secours à interroger les fournisseurs d’accès au réseau  téléphonique GSM  cela sans avoir besoins de justifier la démarche contrairement à la justice,  leur qualités d’instance de secours  suffit.[12]

Il  leur est donc permis dès la réception d’un appel téléphonique émanant d’un portable (ou d’un poste fixe) d ’interroger  si l’urgence  est avérée,  une plateforme spécialisée  dite PLFAU (Plate-forme de Localisation des Appels d’Urgence )[13]  qui va par l’identification du numéro appelant, pouvoir  connaitre le nom du titulaire, son fournisseur d’accès et ainsi  s’adresser à celui ci afin  qu’ il interroge ses antennes et  tente la triangulation.  (Vous pourrez d’ailleurs  lire dans le document joint  le mot « tentative »  )

Il faut donc  également pour cela que votre numéro soit  lisible de votre interlocuteur, attention au numéros cachés, ou aux cartes prés payées.

Ci-dessous une carte  qui mieux qu’un long  discours est malheureusement édifiante, à la date de parution sur le nombre de zones blanche,  encore trop nombreuses de ce système.

Secours en mer 4

On y voit facilement que les zones non couvertes ( pas de visibilité ) sont encore très nombreuse surtout sur les bandes littorales.

Que seulement quatre  étaient à date en fonction sur nos cotes  ( en rouge sur la carte )  :  une dans le 50 une autre dans le 35 pour la Manche et  Iroise  une dans le 17 pour l’Atlantique  et la dernière dans le 34 pour la Méditerranée.

 

Conclusion

Vous aurez je pense compris, que cela ce ne se déclenche pas dans la seconde et demande un certain temps de réponse !

Que la précision géographique reste  plus que floue et dépend de la couverture du secteur.

Malheureusement en matière de secours le temps cela peut être une vie !

Si l’on ajoute à cela la  forte probabilité d’imprécision du système déjà d’écrit, les chiffres  sont de l’ordre  de 1 à 2 kilomètres en zone urbaine, et en ce qui nous concerne en zone rurale 10 kilomètres environs[14]

Les exemples cités en début de cet article  et les différentes démonstrations argumentées, sont un constat évident du manque de fiabilité de ce numéro pour le secours en mer.

( On est très loin des séries télévisées et des affirmations fantaisiste  qui circulent sur le net )

Il est donc évident que ce numéro 196 n’est pas, pour nous plaisanciers un élément de parfaite sécurité.

Qu’il ne peut en aucun cas dans cette situation se substitué a une vrai VHF marine qui elle est  adaptée et conçue pour la communication en mer.

VHF marine qui maintenant pour la plupart et cela à moindre coût  sont équipées  de GPS et/ou  y sont connectable  et sont donc, elle contrairement à votre téléphone portable en mesure de  donner des informations fiables et  très précises en ce qui concerne votre position géographique

Cela sans intervention annexe d’un service spécifique et dans un délai des plus bref puisque dans l’instant du déclenchement de votre appel sur le 16 ou par le bouton Distress ( en français détresse ) dont elles sont aujourd’hui toutes équipées.

Qui plus est, elle vous  permet  d’être entendu par tous les bateaux présent sur le secteur, et vous permet également d’entrer en contact avec plusieurs d’entre eux simultanément,  chose que votre portable ne pourra jamais faire

N’importe quel bateau peut également entrer en contact avec vous et vous avec lui, sans pour cela que vous ayez connaissance de son numéro ou de son nom.

Comme cela est si bien précisé sur cette petite affichette que l’ont peut lire un peut partout sur nos cotes

Secours en mer 5

Le 196 n’est de toute évidence, pas fait pour être utilisé par les plaisanciers  à partir de leurs bateaux

Laissons  donc ce numéro d’appel aux promeneurs, pécheurs à pieds ou à la ligne,  et a toutes autres personnes se trouvant elles sur le littoral  pouvant être témoin d’un incident ou  accident en mer, car elles en donnant l’alerte par téléphone pourront  se localiser géographiquement  très facilement et  bien plus  efficacement ,cela à l’aide de repères  matériels  ou remarquables pour aider les secours à intervenir et à prendre une bonne direction sans perte  de temps.

La VHF marine restera donc encore longtemps le seul vrai élément  de  communication et de sécurité  dont nous puissions  disposer sur nos bateaux

Ce n’est pas pour rien que l’ANFR  qui régit et réglemente les communications radio  sur le territoire, délivre  toujours aujourd’hui  gratuitement la licence à tous ceux qui en font la demande

L’ANPM invite donc tous  les plaisanciers à avoir à  leur bord au moins une VHF marine, ce serait déjà une belle avancé

Ayons  le reflexe d’allumer la VHF, de la conserver en veille audible sur le 16, de mettre le coupe circuit  d’une manière fonctionnelle  et de revêtir et de faire revêtir  les  gilets en espérant  que ces gestes simples deviennent  pour tous  un automatisme dès que l’on embarque.

Afin que comme le dit si justement cette magnifique phrase si lourde de sens !

« Pour que l’eau salée n’ait jamais le goût des larmes »

 

[1] http://www.corsenetinfos.corsica/Cap-Cavallo-Le-plaisancier-tombe-a-la-mer-s-en-sort-bien_a29269.html

 

[2]  http://www.secourisme.net/spip.php?breve255

[3]  https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000229692

[4] Article D98-8 Modifié par Décret n°2017-1468 du 13 octobre 2017 – art. 1

[5] Voire documents joints

[6]  http://www.pti-travailleur-isole.fr/peut-on-localiser-nimporte-quel-telephone-portable/

 

[7]  Vous aurez relevé l’obligation de volonté du titulaire de la ligne GSM dans cette démarche

 

[8] http://www.pti-travailleur-isole.fr/peut-on-localiser-nimporte-quel-telephone-portable/

 

[9]  Voir documents joints

[10]  https://www.youtube.com/watch?v=HI2Pn56pIEc

[11]  1 http://www.sfr.com/mobile-et-radiofrequence/antennes-relais/le-fonctionnement-des-antennes-relais

 

[12]  http://www.cross-grisnez.developpement-durable.gouv.fr/un-numero-d-urgence-pour-les-secours-en-mer-le-196-a109.html

[13] http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2015/06/cir_39729.pdf

 

[14]  Indications de distance prélevées  dans le document joint

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One thought on “Le 196 numéro d’urgence, oui ! Mais…

  1. Très bon article, mais trop de fautes de français incluses.
    Vérité de l’impossibilité en mer d’utiliser un GSM pour la sécurité.
    La VHF marine est bien le plus sûr moyen pour ce faire !
    Merci pour ces précisions incontournables.

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